Le Centaure / Sagittaire

Origines mythologiques et place dans le récit

Les origines du centaure et sa mythologie

Un centaure était une créature de la mythologie grecque qui était mi-homme et mi-cheval. La tête, les bras et le torse étaient humains et attachés à la taille au corps et aux jambes d'un cheval. Ces créatures représentaient la barbarie et le chaos débridé.

Malgré leur réputation bestiale, certains centaures ne sont pas dépeints de manière défavorable dans les mythes — à moins qu'ils ne soient sous les effets du vin. Peut-être sont-ils alors une métaphore de mise en garde contre les dangers auxquels nous sommes tous confrontés si nous oublions notre civilité.

On croyait que les centaures vivaient dans les forêts de Thessalie, au-delà des lois de l'homme. Ces créatures mythiques ont peut-être eu une origine véridique, car il y avait en Thessalie une tradition de chasse des taureaux à cheval.

Pallas et le Centaure — Botticelli, 1482

Pallas et le Centaure, par Botticelli, 1482 — Galerie des Offices, Florence.

Pour Méliton de Sardes, auteur chrétien, Père de l'Église (sanctifié), avec lequel nous plongeons dans la seconde moitié du 2e siècle de notre ère, le centaure est l'image du Christ triomphant de ses ennemis.

Au XIIe siècle — Le centaure au ciel

Le Sagittaire à la Cathédrale de Chartres

Rendons-nous à la Cathédrale de Chartres, au cœur de la France ancienne, construite de 1194 à 1230. Nous y retrouvons plusieurs représentations du Sagittaire, sculptée ou en vitrail, dans le cycle des travaux et des jours et sous les traits d'un centaure.

Le vitrail du zodiaque et des travaux des mois à Chartres est un vitrail du déambulatoire sud de la cathédrale Notre-Dame, qui représente en parallèle les signes du zodiaque et les occupations agricoles des mois correspondants.

Le Sagittaire — Cathédrale de Chartres

Le Sagittaire sous les traits d'un centaure, colonnette de la façade occidentale, Cathédrale de Chartres.

Constellation du Centaure — manuscrit islamique

Constellation du Centaure — Manuscrit islamique du XIIIe siècle. Library of Congress / Science Photo Library.

La constellation du côté de l'Islam

Ce manuscrit islamique du XIIIe siècle illustre la constellation du Centaure et la constellation du Loup. Les étoiles sont marquées de cercles jaunes.

Cette page provient du « Suwar al-kawakib » (1417), copie d'un ouvrage communément appelé « Livre des étoiles fixes », écrit vers 964 par l'astronome persan Abd al-Rahman al-Sufi.

Le Sagittaire, l'arc et l'archer de ce récit

Le centaure, créature mythique mi-homme, mi-cheval, incarne à la fois la force brute et la sagesse ancestrale. Figure emblématique des légendes, il est souvent représenté armé d'un arc, symbole de précision et de maîtrise. Dans 1265. Le Sagittaire d'Evesham, cette dualité prend tout son sens : entre animalité et humanité, entre instinct et raison, le centaure devient un guerrier redoutable et un archer hors pair.

L'arc, dans son essence, est bien plus qu'une arme : il est le prolongement de l'archer, l'expression d'un art ancestral où chaque flèche raconte une histoire. Le Sagittaire ne se contente pas de manier cet instrument avec une habileté presque impossible. Il en fait le symbole de son destin, un lien entre le ciel et la terre.

Habité d'instinct par l'art du tir à l'arc, notre Sagittaire nourrit une admiration profonde et mystérieuse pour les archers de Galles, célèbres pour leur habileté et leur discipline.

À travers 1265. Le Sagittaire d'Evesham, nous plongeons au cœur d'un Moyen Âge à la fois authentique et réinventé, où le centaure archer se découvre en même temps qu'il fait face au jeu des puissants. Un récit épique où l'adresse magique et le mystère de la naissance et du corps se mesurent à l'injustice et au destin.